Groupe Communiste, Républicain, Citoyen et Écologiste

Les questions écrites

L’ensemble des questions écrites posées au gouvernement par votre sénatrice ou votre sénateur.

Lire la suite

Avenir des RASED

Réponse du ministère à ma QE n°03815 -

Par / 24 janvier 2013

Question écrite n° 03815 de Mme Cécile Cukierman (Loire - CRC) publiée dans le JO Sénat du 20/12/2012 - page 2943

Mme Cécile Cukierman attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur le devenir des réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED).
Depuis quatre ans, les RASED ont été maltraités avec la suppression de près de 50 % des postes d’enseignants spécialisés privant 250 000 élèves des aides spécialisées au sein de l’école.
Pourtant, là où ils existent encore, leur efficacité est démontrée d’autant qu’il s’agit du seul dispositif gratuit d’aides spécialisées à l’école. À l’interface famille-école, le RASED contribue en partenariat et en complémentarité des actions de l’équipe enseignante, à une meilleure compréhension des situations.
Or, si les RASED étaient déjà absents du rapport sur la refondation de l’école dont l’objectif est la réussite de tous les élèves, aujourd’hui, les travaux sur la future loi d’orientation continuent de les ignorer ce qui inquiète fortement les professionnels concernés.
La question des RASED a été un des arguments de la campagne présidentielle, c’est pour cela que les professionnels souhaitent être rassurés sur leur avenir qui passe par la reconnaissance de leur professionnalité, la pérennité de leurs fonctions et une vraie formation spécialisée qualifiante répondant aux besoins du terrain. Cela passe également par le rétablissement des postes supprimés.
C’est pourquoi elle lui demande ce qu’il entend mettre en œuvre pour revaloriser le réseau et assurer le devenir des RASED au profit de tous les élèves.

Réponse du Ministère de l’éducation nationale publiée dans le JO Sénat du 24/01/2013 - page 279

Le Gouvernement précédent a, au cours des cinq dernières années, supprimé plus de 77 000 postes dans l’éducation nationale, dont 14 000 suppressions avaient été programmées pour cette rentrée. L’école française s’en trouve dans une situation particulièrement dégradée. Une des conséquences les plus graves de cette politique réside dans la mise à mal des réseaux d’aide spécialisée aux élèves en difficulté (RASED), essentiels pour aider les élèves les plus fragiles. Le Président de la République a souhaité faire de la jeunesse le cœur de sa stratégie pour le redressement de la France. Il a fixé au ministère de l’éducation nationale un objectif : faire réussir tous les élèves. La lutte contre la difficulté scolaire doit donc redevenir une priorité. Il s’est engagé à refonder le système scolaire et à recréer sur cinq ans 60 000 postes d’enseignants et de personnels éducatifs, médico-sociaux, administratifs et techniques qui sont indispensables à la bonne marche des établissements scolaires. Aussi, au regard de l’urgence, le Gouvernement a-t-il décidé de faire tout son possible et d’attribuer dans des délais très courts des moyens nouveaux. 1 000 professeurs des écoles ont été recrutés parmi le vivier des candidats admissibles aux concours de l’enseignement, garantissant ainsi la valeur professionnelle de ces enseignants. Les postes nouveaux ont été répartis dans les académies par les rectorats, dans le souci de l’intérêt général, selon une méthode transparente et juste reposant sur des critères objectifs : le niveau d’encadrement et la variation attendue des effectifs d’élèves, la difficulté sociale et scolaire et, enfin, la ruralité. Une partie de cette dotation supplémentaire est venue renforcer les RASED dans les écoles qui en ont le plus besoin. Cet effort n’a pas été suffisant pour remédier à toutes les situations difficiles que connaissent les enseignants dans les écoles pour aider les élèves. C’est la raison pour laquelle la priorité accordée au primaire, qui sera nettement exprimée dans la future loi d’orientation et de programmation, aura pour objet de créer des conditions nouvelles d’enseignement. Une des mesures essentielles de cette politique sera le dispositif « plus de maîtres que de classes » qui favorisera l’aide et l’accompagnement de tous les élèves. Il s’articulera avec une réflexion majeure sur l’évolution du rôle et des missions des RASED en explicitant les complémentarités possibles des différents dispositifs. Un groupe de travail avec les organisations représentatives des personnels a été mis en place au sein de la direction générale de l’enseignement scolaire. Il doit proposer les évolutions nécessaires dans le fonctionnement des RASED pour leur redonner toute leur place dans le système éducatif. Cette réflexion essentielle se poursuivra par un dialogue social avec les représentants syndicaux.

Les dernieres interventions

Les questions écrites Pour une psychiatrie de secteur !

Anticonstitutionnalité des mesures d’isolement et de contention - Par / 30 juin 2020

Les questions écrites Remédier à une situation préoccupante

Perte de revenus d’une grande partie des interprètes et des traducteurs - Par / 25 juin 2020

Les questions écrites Lutte contre le système prostitutionnel

Rapport d’évaluation de la loi du 13 avril 2016 - Par / 24 juin 2020

Les questions écrites Primes covid-19

Inégalités et manque de transparence - Par / 22 juin 2020

Les questions écrites L’Etat doit compenser les pertes de recettes !

Situation financière d’Ile-de-France Mobilités - Par / 17 juin 2020

Les questions écrites Généralisation du taser ?

Dangerosité du pistolet à impulsion électrique - Par / 11 juin 2020

Les questions écrites Plan de soutien à la filière automobile

Question écrite au Ministre de l’économie et des finances - Par / 10 juin 2020

Les questions écrites Soutien de l’État aux associations caritatives

Question écrite au ministre des solidarités et de la santé - Par / 4 juin 2020

Les questions écrites Avenir du groupe Renault et de ses salariés

Question écrite au Ministre de l’économie et des finances - Par / 2 juin 2020

Les questions écrites Cet accord ressemble à s’y méprendre aux accords dits « Mercosur »

Accord de libre échange entre l’Union européenne et le Mexique - Par / 18 mai 2020

Administration